sept
11
2008

Méthodes pour arrêter de fumer, ça gronde !

La méthode, oui ! Les résultats, non ! Voilà comment je peux résumer l’article publié sur le site du journal “la Dépêche” sous le titre “Carcasonne. Les tabacologues grondent contre certaines méthodes pour arrêter de fumer”.

Je cite : “la solution miracle n’existe pas !” Jusque là, je suis d’accord et il n’y a pas besoin d’avoir fait dix ans d’études pour arriver à une telle conclusion. Mais là où je commence à être en désaccord, c’est que ces médecins s’élèvent contre les méthodes d’arrêt du tabac non validées scientifiquement. Non validées scientifiquement en toute indépendance par qui… Par des médecins, faut-il le rappeler ! Peu importe que les fumeurs arrêtent ou n’arrêtent pas, cela ne les préoccupe que très peu. Ce qui les préoccupe, c’est seulement que les fumeurs utilisent leurs services et les médicaments qu’ils prescrivent.

En continuant la lecture de l’article, je découvre avec stupeur que les médecins, pharmaciens, laboratoires pharmaceutiques agiraient pour le fumeur sans but lucratif (pourquoi pas bénévolement, pendant qu’on y est !). Il est écrit dans l’article, ce qui doit être le sentiment du porte-parole du collectif de ces médecins : “Par ailleurs, le fumeur paie déjà le prix fort vis-à-vis de son souffle et de ses organes, il est donc hors de question, d’utiliser leur besoin et parfois leur détresse à des fins lucratives”. Amusant, n’est-ce pas ? Affligeant, devrais-je dire.

S’il est politiquement correct et socialement admis que l’industrie du tabac peut faire des milliards d’euros et/ou de dollars de profits en empoisonnant les humains, il est malheureusement incorrect politiquement voire carrément honteux et plus encore interdit, de vouloir simplement gagner sa vie en permettant aux fumeurs d’arrêter de fumer.

Ce que le porte-parole oublie très vite parce qu’il en parle pourtant un peu plus avant dans l’article, c’est que ce drôle de bénévolat est financé en France, par la Sécurité Sociale et les complémentaires, donc, par chacun d’entre nous, et que cela coûte fort cher. Combien coûte une visite chez un tabacologue ? Un diététicien ? … Combien faudra-t-il de visites ou de séances de thérapie ? Combien coûte une boîte de substituts nicotiniques ? De Zyban ? De Champix ? Combien faudra-t-il de boîtes ? Quel est le coût moyen d’un sevrage tabagique avec des méthodes dites validées ? Rien n’est annoncé à ce sujet… Parce que cela coûte très cher et si vous en avez déjà fait l’expérience, vous le savez. Et surtout pour quels résultats ? Là non plus, rien n’est annoncé et pour cause, il n’y a aucun résultat avec les méthodes validées ! Strictement aucun résultat !

Dépenser beaucoup d’argent pour n’obtenir aucun résultat, ce n’est pas très glorieux, alors on préfère ne pas en parler, on garde “une dose d’humilité devant ce problème complexe du tabagisme”. Le problème devient complexe seulement lorsqu’il est mal posé et qu’on a pas de solution à lui apporter, et c’est bien le cas de la médecine devant le problème du tabagisme.

Les professions médicales sont parmi les catégories les plus touchées par le tabagisme, et ces médecins devraient commencer par eux-mêmes et ainsi, montrer l’exemple et démontrer l’efficacité de leurs méthodes validées. Faut-il rappeler, aussi, que le nombre de fumeurs continue d’augmenter, les ventes de tabac aussi par la même occasion…

Ce que le porte-parole oublie de dire, c’est que le fumeur dépense 2.000 euros (1 paquet par jour par 365 jours), voire plus, chaque année et il n’aurait pas quelques dizaines d’euros pour financer son arrêt ! Une drôle de manière de rendre responsable les patients, si on peut appeler les fumeurs des patients, ce qu’ils ne sont pas, alors que notre Sécurité Sociale est dans le rouge depuis des années.

Ce que le porte-parole oublie d’expliquer, également, c’est que seul le fumeur peut le faire, seul le fumeur peut arrêter de fumer et seulement lui. Le fumeur n’est pas un malade et il n’a pas besoin de médicament pour soigner une maladie qui n’existe pas… J’ai fumé pendant 31 ans de ma vie et je ne me suis jamais considéré comme un malade parce que je fumais.

Une chose très importante et même primordiale que le porte-parole n’a pas rappelé, c’est que se sont les médecins qui ont donné ses lettres de noblesse au tabac en lui prêtant de nombreuses vertus thérapeutiques et ce, jusqu’à la fin du XIXème siècle, ce qui n’est pas si ancien. De cette manière, les médecins ont très largement contribué à la vulgarisation de cette drogue…

Alors, que nos médecins s’occupent de ce qu’ils savent très bien faire, c’est à dire soigner, et qu’ils arrêtent de vouloir s’occuper de tout et d’avoir un avis autorisé sur tout afin de ne pas perde en crédibilité mais gagner en efficacité.


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"la meilleure façon de réussir à se passer d'une chose, c'est d'estimer que la chose n'est plus utile." (maxime personnelle - mai 2002)
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