La meilleure méthode pour arrêter de fumer ?
Quelle est la meilleure méthode pour arrêter de fumer ? C’est une des requêtes les plus fréquentes auprès des moteurs de recherches concernant l’arrêt de la cigarette.
Quelle est la meilleure ou la bonne méthode pour arrêter de fumer, pour réussir à cesser définitivement de fumer, pour se débarrasser de la cigarette pour toujours ?
Vous êtes décidé ou vous avez envie d’arrêter de fumer, et vous commencez à vous renseigner auprès d’amis, de collègues, de votre pharmacien, de votre médecin, … Avec l’évolution de la technologie, vous consultez tous les sites traitant du sujet : site d’organismes officiels de lutte contre le tabagisme, d’associations, d’entreprises ou consultants indépendants, blog d’anciens fumeurs, forums, …
Parmi toutes ces sources d’informations, comment trouver la bonne méthode ? La bonne solution ? Comment vous y retrouver ? Qui croire ? Que croire ?
Pas facile, d’autant que quasiment toutes ces sources vont déjà commencer par vous expliquer qu’arrêter de fumer, c’est dur, long, douloureux, difficile et jamais acquis ! Toutes vous parlent de défi, de combat, de guerre et tous vous proposent un choix très large d’armes et de munitions pour que vous puissiez avoir toutes les chances de votre côté pour réussir, pour gagner cette guerre contre la cigarette que vous allez mener âprement et quotidiennement ! Pour réussir, aussi, à vous débarrasser de vos mauvaises habitudes !
A l’inverse, d’autres sources vous proposent la solution miracle : l’arrêt en une heure, voire moins, sans que vous vous en rendiez compte, la médaille autour du cou, la pierre que vous posez sous votre oreiller, que sais-je encore ? Jusqu’à la cigarette électronique qui permet d’arrêter de fumer tout en continuant à fumer ! Surprenant ce que la technique permet de faire… Arrêter de fumer en continuant à fumer, c’est très fort, n’est-ce pas ?
Voici quelques unes des armes qui vous sont proposées habituellement en respectant l’ordre hiérarchique dans lequel elles sont souvent présentées par un monde médical intéressé à défendre son marché.
En tête, arrivent toutes les solutions médicales et validées scientifiquement par le monde médical en toute impartialité, basées essentiellement sur l’usage de substituts nicotiniques : patchs à la nicotine, gommes à la nicotine, comprimés sublinguaux et comprimés à sucer et, bien sûr, à la nicotine, inhaleurs de nicotine. Toutes ces armes pouvant être prescrites simultanément aux fumeurs les plus récalcitrants par la médecine complètement désemparé face à ce fléau que représente le tabagisme, pour le plus grand bonheur de l’industrie pharmaceutique mais surtout, de l’industrie du tabac qui est la seule à fournir la nicotine !
Non pas que cette industrie du tabac souhaite faire fortune avec cette nicotine, ce n’est pas son objectif du tout, mais cela lui permet, tout simplement, de maintenir le lien avec ses clients, les fumeurs.
Ensuite, à utiliser seul ou en complément aux substituts nicotiniques, les molécules « s’attaquant » au cerveau du fumeur : Bupropion et varénicline. Attention aux effets secondaires !
Tout ça pour gagner une guerre qui n’existe pas ! Mais si cela ne suffit pas, vous pouvez y rajouter d’autres molécules comme l’Alprazolam, un anxiolytique de la famille des benzodiazépines, ou encore la Fluoxétine, un antidépresseur inhibiteur.
J’ai tenté d’arrêter de fumer avec toutes ces armes chimiques pendant des années, sans jamais réussir. Ces armes m’ont fait perdre pratiquement sept ans. Mon médecin de famille de l’époque, fumeur lui-même, a bien essayé lui aussi avec ces mêmes armes. A 53 ans il subissait un quadruple pontage coronarien. Malgré cela, il n’a pas réussi à arrêter et à 56 ans, il décédait sur la table d’opération, au cours d’une nouvelle intervention sur les coronaires.
On pourrait comparer le substitut nicotinique (ou tout autre médicament pour arrêter de fumer, y compris la cigarette électronique) au somnifère qu’on prendrait le matin pour se réveiller et je ne sais pas si c’est la meilleure façon de se réveiller que de prendre un somnifère. On pourrait tout aussi le comparer au verre d’alcool qu’on prendrait pour se dessaoûler… Soigner le mal par le mal, qu’on disait à l’armée, et tout franchement, il y en avait un paquet qui avait du mal à se soigner !
D’autres armes existent et sont à la disposition du fumeur qui entre en guerre contre son tabagisme : les cigarettes sans tabac (NTB) fort coûteuses, hier, recommandées par les médecins, aujourd’hui, absolument déconseillées par ces mêmes médecins du fait de la présence de produits toxiques dûs à la combustion (hier, il ne devait pas y avoir de combustion !) ; les psychothérapies comportementales, longues et difficiles à suivre, jugées inefficaces par le monde médical, sans l’usage de substituts nicotiniques (tant qu’à faire !).
Et puis restent des armes qui n’ont pas reçues leurs lettres de noblesse et qui paraît-il, d’après le monde médical, n’ont qu’une très faible efficacité, voire strictement aucune, et là, à entendre ce monde médical, on friserait même l’arnaque : l’acupuncture, l’homéopathie, l’hypnose, les plans et stages de sevrages tabagiques, la visite chez le rebouteux ou le marabout de votre quartier,… On se demande d’ailleurs, ce qui intéresse le monde médical d’une manière générale : que le nombre de fumeurs diminuent ou que la méthode qui a permis aux fumeurs d’arrêter soit validée scientifiquement ?
En dernier, on trouvera les sites Internet de conseil, officiels ou pas, les forums, réputés ou pas, animés bien souvent par des personnes désoeuvrées sans aucune connaissance ni expérience et où les échanges ressemblent plus à : « le tabac, c’est tabou, on en viendra tous à bout ! » ; « aujourd’hui, on accueille papa75 ! Bienvenue papa75 on est tous là pour t’aider dans ton combat contre la cigarette » ; « bravo à minette38 qui n’a pas fumé depuis une heure ! ». Je me moque un peu et ce n’est pas très gentil… D’autant que si un fumeur de plus peut arrêter de fumer avec ce genre d’approche, je ne suis pas contre, bien au contraire, mais je lui souhaite d’avoir beaucoup de courage, le chemin risquant d’être très long.
On peut rajouter les très nombreux livres écrits par des médecins tabacologues ou pas, mais qui de toutes les façons, n’apportent rien de neuf et vous renvoient vers les médicaments et substituts nicotiniques en rajoutant bien souvent plusieurs difficultés, probablement pour remplir les pages, de la prise de poids, du stress, de la reprise du sport, … Et oui, si vous ne le saviez pas, arrêter de fumer, c’est difficile, et en plus, ça fait grossir, ça énerve, ça complique toute votre vie et ça va vous obliger à faire du sport ! Finalement, on pourrait penser qu’il y a plus d’inconvénients à arrêter de fumer qu’à rester fumeur !
Il y aussi des livres écrits par de modestes anciens fumeurs et c’est notre cas.
Et puis, pour finir, rien du tout.
Même si cela n’est pas très vendeur lorsqu’on s’apprête à mettre en rayon un livre sur l’arrêt du tabac, la meilleure des méthodes, c’est la plus simple, c’est la dernière évoquée, c’est-à-dire rien du tout.
Vous vous levez un matin, et vous vous dîtes : « La clope, c’est fini ! ». Au risque de vous décevoir, après un si long discours, c’est celle-ci qui fonctionne le mieux et c’est la plus utilisée. C’est la méthode qui est utilisée par 90% des fumeurs qui réussissent à arrêter de fumer. Incroyable, non ? C’est la méthode et l’approche que j’ai moi-même utilisée, et que mon Jean a lui-même utilisée quelques semaines plus tard.
Pourquoi ne le dit-on pas plus ? Pourquoi cela n’est pas su davantage ? La raison est très simple et très logique. Comment voulez-vous qu’on continue à vendre aux fumeurs des substituts nicotiniques et/ou des médicaments après un tel aveu ?
Le livre pour arrêter de fumer, que j’ai co-écrit avec mon frère Jean, va, d’une certaine manière, vous permettre de vous mettre dans la bonne condition, d’acquérir l’état d’esprit qui vous permettra de dire : « la clope, c’est fini ! ». Pour cela nous répondons à trois questions, celles-là mêmes que nous nous sommes posées :
- Pourquoi le fumeur fume-t-il et croit-il qu’arrêter de fumer est si difficile ?
- Pourquoi le fumeur peut-il physiquement fumer ?
- Pourquoi le fumeur doit-il arrêter de fumer ?
Pour cette dernière question, je vous donne une indication. Si vous voulez arrêter de fumer pour éviter de tomber malade ou faire des économies, par exemple, je vous dis tout de suite que vous êtes sur la mauvaise voie et que vous risquez d’aller droit à l’échec.
Alors, que voulez-vous faire ? Réussir ou échouer ? Vivre mieux immédiatement ou souffrir ? Être libre ou frustré ?
Toutes les réponses seront bientôt disponibles, juste encore un peu de patience !
2 commentaires »
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Coucou
Même combat contre la cigarette et pour m’aider je viens de créer un forum d’entraide pour arreter de fumer. Je ne fume plus depuis 8 jours aujourd’hui grâce au Champix mais comme c’est un combat de chaque jour j’ai voulu creer un forum pour en parler. Si vous souhaitez vous pouvez venir faire la pub de votre blo sur mon forum ?
Et pourquoi pas vous inscrire et partager votre expèrience avec d’autres (futur) membres. Bonne continuation !
@Lovely:
Bonjour Lovely,
Si je vous félicite d’avoir la bonne idée de vouloir cesser de fumer et si je trouve votre initiative, celle de créer un forum pour aider les fumeurs, sympathique et louable, je suis, tout de même, obligé de vous rappeler que l’approche “médicament” que vous utilisez et dont vous assurez la promotion indirectement, est contraire à celle que nous préconisons.
Pour mémoire, le fumeur n’est pas un malade et n’a donc absolument pas besoin de médicament, c’est même plutôt le contraire, les médicaments lui compliquant l’arrêt.
Vous dîtes que vous ne fumez plus depuis huit jours, mais pourtant, du certaine manière, vous fumez toujours. Certes, vous ne fumez plus de tabac mais vous n’avez fait que remplacer le tabac par la varenicline. Arrêtez la varenicline et vous refumez immédiatement. Même si que je viens d’écrire peut paraître dur, c’est pourtant la stricte vérité et vous le savez.
Vous avez fait ce choix, entre autres, parce qu’on vous a fait craindre des symptômes dûs au manque, un manque qui n’existe pas en réalité. Aucun médicament, aucune pillule miracle n’existe pour arrêter de fumer, c’est la plus grosse erreur que de vouloir croire le contraire.
Je n’ai pas “testé” la varenicline car j’avais déjà arrêté avant que cette molécule soit mise sur le marché. Mais le discours utilisé pour vendre ce pseudo-médicament est le même qu’employé pour vendre les substituts et le bupropion au moment de leur mise en rayon. Tous ces produits n’ont absolument pas démontré leur efficacité respective (aucune étude publiée !) ni auprès du public ni auprès des médecins qui restent une des premières catégories socio-professionnelles consommatrices de tabac.
Tout les médicaments pour arrêter de fumer me font sérieusement penser à tous les régimes et/ou médicaments “miraculeux” pour maigrir… Alors que pour perdre du poids, il n’y a qu’une seule solution : manger mieux et moins !
Ceci dit, je regarderai votre forum avec intérêt et pourquoi pas y participer également.
En vous remerciant de votre participation et en vous souhaitant réussite, Cordialement,