Dépendance : c’est quoi ?
La dépendance : c’est quoi ? Le mot dépendance signifie dépendre de, ce qui est assez simple à comprendre et chacun peut fournir une illustration à l’explication de ce mot comme : le nourrisson dépend de sa mère, l’homme dépend de l’eau, la personne handicapée dépend de quelqu’un pour réaliser les gestes qu’elle ne peut plus réaliser elle-même, … A chaque fois, l’exemple correspond parfaitement à la signification que l’on donne au mot dépendance, c’est-à-dire la description d’un état de subordination matérielle ou morale totale dont l’enjeu est la survie de l’être dépendant. Sans sa mère, le nourrisson meurt ; sans eau, l’homme meurt ; sans aide, la personne handicapée ne peut vivre… Il a même été créé, en France, une allocation dépendance pour les personnes âgées.
Pourtant, en regardant dans le dictionnaire dont je dispose, la première signification qui est donnée à ce mot est :assujettissement à la consommation chronique (d’un produit toxique), la dépendance à la drogue.
En faisant une recherche sur Internet, avec la requête “définition dépendance” sur un célèbre moteur de recherche, le première résultat obtenu est : dépendance assujettissement à une drogue qui se manifeste par le besoin irrépressible de ce produit et qui peut entraîner des changements de comportement… Le deuxième est : état de besoin d’une personne à l’égard d’une substance à la suite de sa consommation… Le troisième site explique : lorsque l’on parle aujourd’hui de dépendance, on fait le plus souvent allusion à un état psychique et/ou physique résultant de la consommation d’une drogue…
Ce qui n’a strictement rien à voir avec la signification première du mot. Elle aurait donc évolué pour même changer complètement. La signification de dépendance a tellement changé que l’enjeu que ce mot exprimait au départ, à savoir la survie, est devenu la mort.
Je m’explique et ce n’est que du bon sens. Si l’homme vient à manquer d’eau, il meurt parce ce qu’il dépend totalement de cet élément essentiel à la vie. Avec l’eau, l’homme vie, il ne meurt pas. Jusque là, je suppose que vous êtes d’accord.
Si l’homme vient à manquer de sa drogue, meurt-il ? Non, certainement pas, c’est même plutôt le contraire ! C’est bien en consommant sa drogue qu’il finit par se tuer, arrêter d’en consommer ne provoque absolument pas sa mort. Pourtant c’est bien l’inverse qu’on essaie de faire croire au fumeur en lui expliquant en long, en large et en travers, qu’il est dépendant de son tabac et qu’il va être très difficile pour lui, voire impossible, de vivre sans.
Et dire que pendant trente et un ans, j’ai cru moi-même être dépendant du tabac, que j’ai cru ceux qui m’expliquaient que j’étais dépendant…
La consommation de tabac, comme toute les autres drogues, ne provoque aucune dépendance. Les drogues ne sont pas vitales pour l’homme, sa survie n’en dépendant pas. J’en veux pour preuve ce que disent les fumeurs et tous les drogués qui réussissent à arrêter leur consommation : “Je revis”. Êtes d’accord avec cette démarche logique ?
Le monde médical ne se suffisant pas d’une seule dépendance, en a inventé trois : physique, psychologique, et environnementale… Pourquoi faire simple, lorsqu’on peut faire compliqué ? Pourquoi faciliter la vie aux fumeurs lorsqu’on peut leurs compliquer ? A cela, il a aussi inventé un nouveau mot : addiction. Ce mot n’est toujours pas dans le dictionnaire et fera l’objet d’un autre billet.
Mais alors, me demanderiez-vous, si la dépendance au tabac n’existe pas, pourquoi le fumeur fume-t-il ? Pourquoi continue-t-il à fumer ? Pourquoi a-t-il tant de mal à arrêter ?
Encore un peu de patience, vous pourrez bientôt disposer de la réponse…
4 commentaires »
RSS feed for comments on this post. TrackBack URL





Bien, très bien
@marc:
Merci beaucoup. Je suis ravi que ce billet vous ait plu d’autant plus qu’il exprime une théorie inhabituelle, une idée contraire à celle courament admise, y compris sur votre site que j’ai pris le temps de visiter. Cordialement,
Je parcours le net et je ne vois de témoignage de personnes qui , sans la cigarette, n’arrivent plus à inventer comme avant, à pousser la pensée ou une activité artistique un peu plus loin et qui en souffrent car c’était leur activité.
Quand j’étais étudiante j’aurais été incapable d’étudier sans cigarette.
Je n’ai pas besoin d’un médicament. Mon envie de ce plaisir n’est plus physique mais psychique.
@Dassy Michèle:
Bonjour Michèle,
J’ai un peu tardé à répondre, l’évolution de mon Blog m’ayant beaucoup occupé…
Il est logique que vous ne trouviez pas de témoignage tel que vous en recherchez car la cigarette empêche le cerveau de fonctionner à “plein régime”. En effet, la consommation de tabac nuit à la bonne oxygénation du cerveau. En arrêtant de fumer, le cerveau retrouve très rapidement ses “pleines” capacités, ce qui d’ailleurs peut être un peu difficile à gérer par moment lorsqu’on en n’est pas averti.
Il est peut-être brutal de vous dire ça, ne m’en veuillez pas, mais vous auriez probablement mieux et/ou avec plus de facilité, étudié sans la cigarette.
Pour l’aspect “plaisir” de la cigarette, il serait un peu long de lancer une explication ici. La mécanique qui se met en marche lorsqu’on fume, est un vrai serpent qui se mort la queue, plusieurs phénomènes étant activés simultanément. Je vous laisse découvrir l’explication de cette mécanique dans le livre.
Revenez sur le Blog, inscrivez-vous, commentez, faites part de vos impressions…
A bientôt,